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18 Mai 2012, St Eric

Une vie en sursis

Je suis née le 21 avril 1969 à A. (93), près de Paris, en banlieue Nord. Ma famille se composait déjà de ma mère, de mon père et de ma grande soeur C. née avant moi.

Je suis un beau bébé de 4,9kg au grand dam de ma mère qui se lamentait de ces immenses bajoues qui me tenaient lieu de "bébé bien joufflue". Ma mère ne peut pas dire qu'elle n'a pas souffert pour sortir un poids pareil au contraire de ma soeur qui pesait, elle, 3,440kg.

Mes parents sont issus d'une famille ouvrière, mon père est chef de cuisine et travaille tantôt dans de grands restaurants tantôt sur la fin de sa carrière en cantine ou bien dans des ministères.

Lorsque j'étais toute petite, il travaillait avec ma mère chez la tante de cette dernière, une femme très dure mais qui connaissait le métier, près du quartier Strasbourg St Denis, les proxénètes et prostitués étant des clients fidèles.

Lorsque j'ai grandi, ma mère qui trouvait de plus en plus difficile d'allier travail, séparation de Catherine (élevée chez ma grand-mère paternelle, pour son bien!!) ainsi que mon éducation ont fait qu'elle a cessé son activité pour devenir assistante maternelle dans notre maison familiale.

Cette période, je m'en souviens, la maison était toujours remplie d'enfants que ma mère s'ébrouaient à faire marcher car il y en avait du plus petit au plus grand et jamais il ne se passait un mois sans qu'on veuille s'octroyer ses services mais un maximum d'enfant est autorisé et la qualité de garde pour ma mère comptait plus que le fait de gagner un maximum avec plus d'enfants. A chaque fois qu'un enfant partait, ma mère souffrait réellement car s'attachait beaucoup à ses petits comme une maman poule.


 

Tags associés : Naissance, enfance

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Lundi 13 Avril 20091 commentaire(s)

Nous avons un jour de St Valentin décidé de poursuivre notre effort de rester ensemble:El rentrerait pls souvent , je changerai de travail, les enfants devront s'accepter.

Mon père décèda à cette même période d'un cancer de la gorge et ne pu avoir la fierté de voir se fille réussir sa carriere


C'est ainsi qu'après 1an que L soit avec nous que je décidai de changer de vie après ma démission. Je reprendrai mes études pendant 5 ans et serai infirmière.
J'ai réussi pon projet et à 34 ans me voici dans ma nouvelle fonction. Dès mon diplôme en main nous décidons de quitter cette vie trop rapide et concilier équilibre professionnel et famille donc nous irons nous installer à Gruéret en attendant que Thierry trouve une centrale éléctrique, projet qui lui tient à coeur depuis longtemps. Il trouve sa centrale mais le financement res raide. Nous partons sans lui et il nous rejoindra. Nous avons choisi cette région pour être prêt de mes beaux parents que j'aiment de tout mon coeur comme ceux dont j'ai toujours rêvé:calmes, posés, aimants, tolérants et patients avec les enfants...que du bonheur.Mes parents auraient pu être ainsi si la vie n'avaient pas été si injuste avec eux, j'en suis persuiadée.

Finalement, encore une fois l'infidélité fit le rest et cette fois c'en était trop! Je décidai de le quitter, il viendrai dans la Creuse, verrai sa fille, je travaillerai à l'hôpital de Guéret où j'ai eu un poste immédiatement et nous vivrons séparésCertains jours étaient plus dur que d'autres, la solitude pour moi aussi, les enfants avaient leurs amis et ne semblaient pas souffrir notre séparation.

Nous avons eu un chien que nous n'avons pas gardé dans l'appartement.

Je m'inscrivis sur un site de rencontre pour dialoguer avec d'autres gens. A ce moment je ne cherchait pas tout de suite l'âme soeur. Je ne tardais pas à discuter avec plusieurs hommes mais leurs désirs reposaient surtout sur la rencontre et étaient la plupart marié alors non merci!Et puis un jour je trouve un message sur un site d'un homme; Patrick qui semble interressé par moi, il est célibataire, sans enfants, aime la simplicité de la vie,parait honnête, sensible et je lui réponds que c'est une erreur, je n'ai rien à apporter à son profil avec deux enfants.

Il me convie quand même sur un autre site;meetic où l'on peut mieux dialoguer alors je me lance au début janvier pour combler l'ennui, les enfants le savent et pensent qu'il s'agit d'amitié. En Janvier 2003 nous commençons à mieux nous connaître, nous nous rencontrons sans que Thierry en ait connaiçance bien que Camille lui ai parlé de mes tchats. Patrick tombe amoureux de moi mais pour moi c'est déjà un deuil ma séparaton avec Thierry alors je reste réservée puis me lâche doucement, pourquoi pas?

 

 

 

Le 9 mars 2003, Thierry fait la route pour G. où il passe ses we chez ses parents lorsqu'il vient voir C.. Il a une phlébite et des injections quotidiennes qu'il n'aime pas réaliser. Alors qu'il ait chez ses parents il est triste et déprimé de notre séparation et m'appelle pour me demander une dernière chance, on se mariera si je veux, on fera d'autres enfants, on achètera une grande maison, il rénovera des meubles dans son moulin et plus jamais ne me trompera.


 

Tags associés : Virage, adroit

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Lundi 13 Avril 2009Poster un commentaire

Thierry avait une compagne à S, il rénovait une maison avec elle mais il m'expliqua qu'entre eux ce n'était plus le grand amour et que la séparation dut au travail ici dans le Pas de Calais n'arrangeait pas les choses.Nous nous revîmes souvent, un peu au bar pour ne pas éveiller les soupçons et beaucoup à l'extérieur. Une nuit après le travail vers 6h, il escalada la fenêtre extérieure, quelle peur mais que nous avons ri!
Nos sentiments devenant plus sincères, je lachais ce boulot pour travailler dans un pub à la mode en centre ville ou je restai 5 ans. Il n'était plus possible pour lui de m'imaginer dans ce bar de nuit.
Lui est Directeur commercial dans une société américaine et fait la route jusque Lille chaque jour.
Cette situation nous permet de prendre un appartement en centre ville et nous mettons au monde une petite C le 30janvier 1995;

L'annonce se fit un soir où je lui proposait de nous retrouver dans un pub. Pendant une courte absence, je déposai un petit paquet contenant des chaussons de bébé. Lorsqu'il revint, il pleura de joie.

Ma situation personnelle était meilleure: emploi, enfant, conjoint stable, moyens financier. Thierry pensa que maintenant il fallait se battre et récupérer L car nous avions été retrouvé par la concierge de M qui nous disait que l'enfant pleurait souvent le soir, qu'elle ne paraissait pas heureuse, que je lui manquai; Nous avons discuté longuement et plusieurs fois avec M et celui ci finit par laisser L venir vivre avec nous, elle avait 10 ans. Pourtant les choses furent difficiles: jalousie avec sa petite soeur, finalement nous nous connaissions peu et les choses qu'elle avait connu de moi avait changé. Prise de bec avec Thierry malgré qu'il la respectait comme ma fille mais les difficultés entre les deux enfants l'éloignèrent de lui. J'étais la plus heureuse des mamans mais cela commença à détruire notre couple, nous nous disputions, il trouvait des raisons de rester sur Lille. Il rencontrait d'autres femmes et régulièrement j'apprenai ses infidélités ce qui m'attristait. Je fis de même donc avec un collègue qui trompait mon ennui. Il ne l'a jamais su bien qu'il m'ai fait suivre à cette période par un détective!

 

Tags associés : homme, aimer

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Lundi 13 Avril 2009Poster un commentaire

Nous avons cohabité jusqu'aux 18 mois du bébé et puis un jour il m'a mis dehors en prétextant que ma vie était ici et que si je voulais partir je ne reverrai plus L . Je dis il m'a mis dehors mais je n'en suis plus si sure car plus loin je vous expliquerai que mon cerveau me joue des tours.

A partir de ce jour où je laissai ma fille j'ai senti qu'il fallait faire quelque chose: déprimer ou se battre. J'ai commencé par la dépression ce qui a occasionné plusieurs tentatives de suicide, des maisons de repos et un rapport désastreux de la part des psychologues qui enquêtaient en vu de la garde de L. que j'avais réclamée. On ne me trouvait pas assez équilibré pour élever un enfant, de plus je multipliais les aventures pour refaire ma vie mais les rapports avec M, le père de la petite m'empêchaient toute avance de projet, il me gâchait ma vie où voulait me sauver en me faisant revenir, ce que je pense plutôt maintenant.
J'ai reçu par procédure de justice, une garde alternée puis départ les hommes que je ne gardais pas, les week end puis dégouttée je me suis éloignée pour moins souffrir mais psychologiquement je vivais cela très mal.

L. avait une nounou espagnole à A. dans le 92, une femme d'un certain âge, très bien sous tout rapport et idéale pour éduquer ma fille. Elle était attentive et respectait les règles lorsque je voulais voir L. Parfois elle laissait faire quelques minutes pour la petite à qui je manquai mais parfois son père l'en interdisait et je repartais avec une infinie tristesse. Avec du recul, il a tenté de protégé ma fille mais à cette époque pas un jour ne s'est passé sans que je souhaite sa mort.

Je me suis encore plus éloignée, habitant C. j'étais trop proche de M, il pourrissait ma vie par des scandales de rue. Je suis partie habitée à côté de Poissy avec un autre garçon, D, inspecteur de police. Ce choix était peu être involontairement une recherche de sécurité mais je n'éprouvais pas d'amour. L venait un week end sur deux car nous étions ainsi plus solvable, nous avions une chambre, je travaillais comme secrétaire et prouvais aux juges que ma vie était plus stable.

Malheureusement de nouveau, entre D et moi les choses n'évoluèrent pas favorablement, il pensait surtout au sport et je me sentais en permanence abandonnée. Dans un grand journal parisien je trouvai une annonce qui proposait une place de serveuse de nuit, nourri logée.
Je pris le train le lendemain pour le Pas de Calais. M'éloignant encore...Abandonnant L véritablement physiquement.A la gare, un homme vint me chercher dans une mercédes pourrie et je sus que là je n'y serai pas pour longtemps.Au bord de la plage, jef us logée avec deux autres filles paumées comme moi et qui travaillaient également comme serveuse. Le bar était un bar à champagne, le but étant d'aguicher un maximum la gent masculine pour la faire consommer, qu'importe les moyens employés! Il y en avait des vraiment dégueulasses et d'autres très timides qui osaient à peine nous aborder et nous offrait simplement une danse.

Un soir, un homme entra, il connaissait le lieu et se nommait Thierry. Il n'avait pas la beauté telle qu'on peut l'imaginer mais un charme magnétique qui voulait qu'on aille le rencontrer. Mais c'est au client de choisir et non le contraire. La patronne me dit qu'il ramassait des filles à la pelle ici.
Mais ce soir il ne choisi aucune d'entre nous et but une bière au bar avec la teneuse. Le lendemain il revint et me proposa un verre. Tout de suite ce fut le grand jeu autour de nous car il était réputé très bon client. Et l'on me conseilla de me tenir comme il fallait, d'avoir de la discussion mais pas trop.Ce fut le coup de foudre!!!!!!!pour nous deux.

 

 

Tags associés : enlevement, laëtitia

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Lundi 13 Avril 2009Poster un commentaire

A 14 ans j'ai travaillé en restauration avec ma soeur que j'avais retrouvé en meilleur termes. Mon père était sorti de prison. Elle était en cuisine et moi en salle dans un restaurant près des Champs Elysées. Nous faisions beaucoup d'heures mais nos patrons juifs étaient formidables, une famille supplémentaire pour nous... C'est à cette époque qu'un soir je me suis fais agressée dans le métro à 1h par des loulous qui en voulait à mon nouveau blouson en cuir. En me l'ôtant ils m'ont arrachés ma boucle d'oreille et donc fendu l'oreille avec. Ensuite je veillais à être toujours à côté d'autres employés qui rentraient tard.

Mon père à la maison buvait de plus en plus et piquait des colères infernales, il avait été démoli par l'incarcération et tentait de se suicider chaque mois avec des médicaments. Le samu connaissait notre adresse sur le bout des doigts. Ensuite s'en suivait des périodes de rémission et d'accalmie pour de nouveau repasser à la dépression et ce fut ainsi de pire en pire jusqu'au jour ou il planta un couteau dans le matelas ou se trouvait ma mère. Il avait déjà coursé ma soeur au hachoir de cuisine dans la rue. On ne pouvait le résonner dans ces moments là.

Ma soeur est partie, à rencontré un garçon très gentils mais qui n'aurait pu lui apporter la sécurité, elle l'aimait beaucoup, il s'appelait C. Genre bohème.
Ensuite elle connut son deuxième mari D.que je n'aimais pas beaucoup mais qui avait pourtant la main sur le coeur lorsqu'on avait besoin de lui. Il était désagréable avec ma soeur et au fil des années ma soeur a changé, elle s'est mise à boire, à eut deux enfants plus l'éducation du fils de son mari. Il passait beaucoup de temps dans son entreprise personnelle mais à la maison il fallait que Monsieur soit servi, ne supportait rien d'autre que faire des réflexions désagréables à ma soeur et avait un physique "sale", comme la maison qu'il s'efforçait de bricoler.
Ma soeur devait se consoler de ne plus être seule et avait ses enfants qu'elle adore alors elle s'est contentée...

Mon père n'aimait pas son mari et souvent bien des disputes avaient lieues allant jusqu'aux menaces.
Ma soeur finit par divorcer lorsque les enfants furent grands. Elle partit en Rhone Alpes près de Lyon.

Lorsque j'eu 16 ans, j'ai rencontré un midi le père de ma fille L. Un très bel homme de 22 ans mon ainé mais au physique parfait. Il était chauffeur d'une grande personnalité ce que je su plus tard lorsqu'il m'invita à le rejoindre dans un palace à Genève.
Cet homme était pour moi la fin d'une jeunesse ratée et peut être la chance de retrouver un peu de dignité et d'entrevoir un avenir plus serein. Alors je me lançai...Je vécu 5 années avec lui dans la luxure par rapport à tout ce que j'avais connu. Au début très prévenant il finit par être plus dure et je me senti rapidement sa "chose". Je n'aimais pas ça, me rebellais et les coups pleuvaient parfois. A 19 ans j'attendais L., à 20 ans elle naissait sous son nom de famille bien que je voulu qu'elle porte le mien car pendant la grossesse il était odieux et brutal.

 

Tags associés : hommes

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Lundi 13 Avril 2009Poster un commentaire
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