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Certains jours étaient plus dur que d'autres, la solitude pour moi aussi, les enfants avaient leurs amis et ne semblaient pas souffrir notre séparation.
Nous avons eu un chien que nous n'avons pas gardé dans l'appartement.
Le 9 mars 2003, Thierry fait la route pour Guéret où il passe ses we chez ses parents lorsqu'il vien voir C.Il a une phlébite et des injections quotidiennes qu'il n'aime pas réaliser. Alors qu'il ait chez ses parent il es triste et déprimé de notre séparation et m'appelle pour me demander une dernière chance, on se mariera si je veux, il rénovera des meubles dans son moulin et plus jamais ne me trompera. Il est très anxieux et fume beaucoup, il a du oublié son injection, sa tension artérielle doit être haute, il tourne en rond en attendant ma réponse et.... Mami m'appelle d'urgence, il a très mal à la tête, se la tient des deux mains et est presque inconscient. J'arrive tout de suite après les pompiers, le médecin remplaçant est sur place et veut le véhiculer par hélicoptère à Limoges. Je lui dit de le mettre en réanimation à G, où je travaille d'ailleurs, ça ne peut être un accident vasculaire hémorragique, il aurait plutôt tendance à ne pas prendre ses médicaments. A ce que cela ne tienne, un hélicoptère est demandé pour atterrir dans le stade du village. Thierry est déjà inconscient...Je file avec ma voiture vers l'hôpital de Limoges et arrivée là bas il n'ont pas encore vu l'hélico: ils ont eu des problèmes pour trouver le stade et l'état de Thierry s'est brusquement aggravé. Le 11 mars 2003 il décède d'un AVC ischémique avec engagement immédiat. Je n'ai jamais pu lui dire au revoir en toute conscience et jamais, jamais je ne m'en remettrai. La première chose que j'ai faite, je m'en souviendrai toujours est d'appeler au secours P. mais jamais je n'ai eu de réponse à ce moment là et c'est la mort dans l'âme que j'ai repris l'autoroute pour expliquer aux enfants l'horreur qui venait de se produire. P. me proposa de ne pas rester seule avec les enfants, de venir en Corrèze mais j'étais en plein deuil et n'acceptai pas tout de suite. Finalement je consenti que cela était mieux pour nous tous et je déménageai pour C. en Corrèze. Je fut embauchée à l'hôpital de B. tout de suite dans une équipe très à l'écoute. En Aout 2004 nous nous marièrent et en Novembre 2004, notre petit P. vint au monde. Nous avons rénové ensuite une bâtisse appartenant à mon mari. Toute la famille, les amis s'y sont mis et nous en avons fait quelque chose de magnifique. Mon mari m'aimait très fort, peu causant, sportif, non fumeur, peu d'alcool, pas de violence ni d'infidélité, que de la nouveauté en somme à laquelle j'ai eu beaucoup de mal à m'habituer après 36 ans passés à vivre différemment. La vie vivait son cour lorsqu'un nouveau poste se libéra au sein de mon service . Motivée à fond je mis tout ce que je pouvais d'énergie et le poste me revint. Je me lançais nuit et jour et moins de deux ans après, malgré tous les honneurs que je recevais de mes supérieurs, je fis une dépression qui commença par des maux de dos chroniques puis on m'envoya voir un psychiatre qui en quelques séances découvrit que j'étais atteinte d'une maladie psychiatrique; une PMD c'est à dire p sychose maniaco-dépressive, le diagnostic tomba comme un guilleret et je restai longtemps dans le déni de la maladie avec les conséquences que cela apporte pour la vie future. Il parait que ma grand mère paternelle et mon père était atteint eux aussi. Depuis j'ai fait une tentative de suicide et passé quelques semaines en psy et j'ai mis deux mois avant de stabiliser mon traitement. Aujourd'hui je le vois toutes les semaines et j'ai une immense confiance. Il est mon confident, mon médecin, il est neutre. Je vais reprendre en mi temps thérapeutique début mai e et je suis contente car je commence à tourner en rond...avec 16 comprimés par jour!
Lundi 13 Avril 2009Poster un commentaire
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